jeudi, 13 décembre 2007
Thaïlande, une économie peu sensible à la politique
Note d’actualité
Rémi Perelman, Asie21, 28/06/2007
10 ans après la crise. Le 2 juillet 1997, la crise financière asiatique éclate en Thaïlande. Quel bilan, dix ans après ? La pauvreté a reculé, le pays est plus riche et mieux intégré dans l’économie mondiale tout en étant mieux protégé contre les aléas économiques extérieurs. La raison : force des exportations (notamment vers la Chine) et de la consommation intérieure.
Des faiblesses persistent : par manque d’investissement privé domestique, la spécialisation des structures de production reste insuffisante, la compétitivité souffre d’un défaut d’innovation (bas niveau de la main d’œuvre) et de la médiocrité des infrastructures publiques, les inégalités de revenus restent encore trop élevées. Le système financier doit se structurer pour devenir le moteur d’une croissance forte et soutenue.
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L’énergie nucléaire se profile en Asie du Sud-Est
Rémi Perelman, Asie21, 06/09/07
La demande d’électricité augmente chaque année en Asie (15 % en Chine et au Vietnam). D’ici à 2020, un programme massif de construction de centrales de production d’électricité va être engagé en Asie. Aussi, l’ASEAN prévoit-elle une série de réunions à huis clos sur la sécurité nucléaire. Lors de leur 25e Conférence organisée fin août 2007 à Singapour, les ministres de l'énergie de l’organisation ont approuvé le principe d’un Accord de création d'un réseau de sécurité nucléaire qui devrait être signé lors de la prochaine conférence prévue en 2009 à Bangkok. Le Japon encourage l'ASEAN à exploiter cette source d'énergie et est prêt à partager ses expériences. Un mémorandum sur la coopération dans la transmission de l'électricité devrait être signé dans le cadre de l’ASEAN+3. Plusieurs pays membres, Indonésie, Thaïlande, Vietnam, Malaisie…poursuivent leurs programmes d'énergie nucléaire.
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jeudi, 12 octobre 2006
Thaïlande : le coup d’État du 19 septembre 2006
« Les forces loyales au roi Bhumibol Adulyadej se sont emparées de Bangkok pour maintenir la loi et l'ordre… Elles ont suspendu temporairement le gouvernement civil irresponsable et, aussi rapidement que possible, rendront le pouvoir au peuple… »
Tel était le message que les Thaïlandais ont pu lire dans la soirée du 19 septembre 2006 sur les écrans de toutes les chaînes de la télévision nationale . Il offrait d’emblée deux versions de la démocratie : celle qui résulte formellement des urnes – et qui vient d’être mise à mal - et celle qui, paradoxalement, est revendiquée par les putschistes pour rétablir la « vraie ». À l’époque où le concept démocratique occidental est sur la sellette, la Thaïlande fournit à sa façon matière à réflexion. Mais il faut d’abord revenir sur les événements eux-mêmes.
Sans effusion de sang, le 18e coup d'État depuis l’établissement de la monarchie constitutionnelle en 1932 a été mené avec l’accord implicite du roi...
Il serait prématuré de vouloir tirer des conclusions relatives à l’avenir de la démocratie en Thaïlande tant les événements sont récents et leurs suites, imprévisibles (la levée de la loi martiale, la rédaction de la nouvelle constitution, la situation instable dans les provinces du sud, le retour de Thaksin ou son maintien en exil, etc.). Pour l’instant, plusieurs questions se posent :
- Pourquoi ce coup d’État ?
- Quelles seront les tâches du nouveau gouvernement ?
- Quels sont les protagonistes en scène – ou derrière ?
Tout en s’y référant, cet article tente d’apporter des réponses globalement plus précises que chacun des multiples articles de presse qui sont parus depuis quelques mois n’a pu le faire face à l’actualité brûlante. Il subsiste néanmoins encore des zones d’ombre ou des divergences d’appréciation auxquelles il n’a pas été possible de faire justice.
Une note de Rémi Perelman, Asie 21-Futuribles, 10/2006
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23:35 Publié dans Asie du Sud-Est | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thaïlande, politique, coup d'état, thaksin shinawatra, surayud chulanont, perelman
mercredi, 19 avril 2006
La Thaïlande refuse la "singapourisation"
Le 4 avril, après une crise de plus de deux mois, le Premier ministre de Thaïlande, Thaksin Shinawatra, annonçait sa démission. Un premier ministre intérimaire était désigné. L'homme le plus riche de Thaïlande (1,2 MM$ selon Forbes), ancien lieutenant-colonel de police, issu d’une famille sino-thai de Chiang Mai , Thaksin a développé ce qui est devenu le géant des télécommunications thaïlandais, Shin Corp. C’est précisément la vente, le 21 janvier 2006, sans versement de taxes, par la famille de Thaksin, de sa participation (49,6 %) dans Shin Corp pour 1,85 milliards de dollars, qui a mis le feu aux poudres. Cette opération financière est la plus importante de toute l'histoire de la Thaïlande. Les réactions, très vives, ont été provoquées à la fois par l'irrégularité présumée de la vente et par la crainte d'une mainmise étrangère sur un bien national.
Le bénéficiaire est en effet Temasek Holdings, l'agence d'investissement de la Cité-État de Singapour . La vente à l’étranger de l'"actif national" que constitue cette société de télécommunication omniprésente dans le pays a scandalisé l’opinion publique, car des longueurs d'onde, des fréquences radio, des droits satellitaires et des droits de concession publique attachés aux médias concernés lui sont attachés. De plus, les unions de consommateurs craignent que le régime de liberté d'expression conquis par les Thaïlandais risque d'être amoindri par le passage des médias contrôlés jusqu'à présent par Shin Corp dans le giron d'une société de droit singapourien. L’Ile-État, second investisseur après le Japon est ultra-présente dans les services, l'immobilier, la production manufacturière la banque, les télécommunications, considérées comme une activité stratégique. Les cercles informés de Bangkok ressentent avec une acuité grandissante cette présence envahissante et reprochent à Thaksin d’avoir engagé sans consultation suffisante un accord de libre-échange avec les Etats-Unis qu’ils considèrent comme désavantageux : il est devenu le bradeur avéré de leur pays et a perdu le mandat populaire.
Il faudra sans doute attendre que soient passées, en juin 2006, les festivités prévues pour célébrer le 60e anniversaire de la montée sur le trône du roi Bhumibol pour que la situation s’éclaircisse.
Texte d'analyse complet ici
Rémi Perelman, Asie 21
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La Thaïlande refuse la "singapourisation"
Le 4 avril, après une crise de plus de deux mois, le Premier ministre de Thaïlande, Thaksin Shinawatra, annonçait sa démission. Un premier ministre intérimaire était désigné. L'homme le plus riche de Thaïlande (1,2 MM$ selon Forbes), ancien lieutenant-colonel de police, issu d’une famille sino-thai de Chiang Mai , Thaksin a développé ce qui est devenu le géant des télécommunications thaïlandais, Shin Corp. C’est précisément la vente, le 21 janvier 2006, sans versement de taxes, par la famille de Thaksin, de sa participation (49,6 %) dans Shin Corp pour 1,85 milliards de dollars, qui a mis le feu aux poudres. Cette opération financière est la plus importante de toute l'histoire de la Thaïlande. Les réactions, très vives, ont été provoquées à la fois par l'irrégularité présumée de la vente et par la crainte d'une mainmise étrangère sur un bien national.
Le bénéficiaire est en effet Temasek Holdings, l'agence d'investissement de la Cité-État de Singapour . La vente à l’étranger de l'"actif national" que constitue cette société de télécommunication omniprésente dans le pays a scandalisé l’opinion publique, car des longueurs d'onde, des fréquences radio, des droits satellitaires et des droits de concession publique attachés aux médias concernés lui sont attachés. De plus, les unions de consommateurs craignent que le régime de liberté d'expression conquis par les Thaïlandais risque d'être amoindri par le passage des médias contrôlés jusqu'à présent par Shin Corp dans le giron d'une société de droit singapourien. L’Ile-État, second investisseur après le Japon est ultra-présente dans les services, l'immobilier, la production manufacturière la banque, les télécommunications, considérées comme une activité stratégique. Les cercles informés de Bangkok ressentent avec une acuité grandissante cette présence envahissante et reprochent à Thaksin d’avoir engagé sans consultation suffisante un accord de libre-échange avec les Etats-Unis qu’ils considèrent comme désavantageux : il est devenu le bradeur avéré de leur pays et a perdu le mandat populaire.
Il faudra sans doute attendre que soient passées, en juin 2006, les festivités prévues pour célébrer le 60e anniversaire de la montée sur le trône du roi Bhumibol pour que la situation s’éclaircisse.
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Rémi Perelman, Asie 21
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samedi, 18 février 2006
Remous à Bangkok : Thaksin Shinawatra
Rémi Perelman, Asie21, février 2006
Après une victoire électorale sans précédent, Thaksin Shinawatra affronte, depuis début février 2006, une bronca déclenchée par une opération financière menée par sa famille dans des conditions avantageuses pour elle, mais considérée pour le moins suspecte par l'opposition et une partie de l'opinion publique de Bangkok, qui demandent la démission du PM.
Cette crise, qui amplifie celle qu'a suscité les négociations de l'accord de libre échange entre la Thaïlande et les Etats-Unis, révèle une seconde ligne de faiblesse de la jeune démocratie thaïlandaise. La première tenait à l'obligation de constituer des gouvernements de coalition, donc fragiles. Celle-ci, à l'inverse, est provoquée par le style autocratique d'un chef de gouvernement sûr de son pouvoir. Elle illustre l'écart qui subsiste entre le pays, largement rural et la capitale.
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17:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thaïlande, Thaksin Shinawatra, perelman
samedi, 27 février 1999
Thaïlande. La réforme des collectivités locales et les crises de l’automne 1994
En octobre 1994, le Tambon Council Bill, adopté en première lecture par la Chambre des Députés le 20 juillet 1994, semblait pouvoir être promulgué sans difficulté excessive après examen à l'automne par le Sénat. Rappelons que cette loi était destinée à transformer progressivement les tambons traditionnels ou "sous-districts", dès lors que leurs ressources propres atteindraient 150.000 bahts/an, 30.000F env.- pendant trois exercices budgétaires consécutifs, en Tambon administrative organizations, TAO, dotés de l'autonomie financière et de la capacité à établir leurs propres plans de développement. Le Sénat ne s'interrogeait sérieusement, semblait-il, que sur deux questions, l'une relative aux modalités du financement des nouveaux tambons, l'autre sur le détail de la filière hiérarchique dont relèveraient leurs responsables.
Les deux crises de l’automne 1994. On se rappelle qu'à cette époque également, le Gouvernement était secoué par le renouvellement de l'équipe des ministres appartenant au Palang Dharma du général Chamlong, membre minoritaire de la coalition au pouvoir,...
Une analyse de Rémi Perelman, février 1995
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