mardi, 07 mars 2006
Une Australie asiatique ?
Rémi Perelman, Asie 21, février 2006
La rive Ouest de l'Océan Pacifique se structure. A la Chine et au Japon, auxquels on pense immédiatement, il convient de prêter une attention nouvelle à l'Australie qui souhaite, non sans dilemme et ambiguïté, se donner une place et un rôle dans la région. L'attentat de Bali en 2002 et le tsunami de décembre 2004 ont rendu manifeste "la destinée commune de l'Australie et de l'Asie du SE". Depuis le début de 2005, l'Australie renforce ses coopérations avec les pays de la région simultanément dans les domaines du commerce et de la sécurité. L'Asie représentant 60 % de ses débouchés à l'exportation, elle s'équipe (infrastructures, investissement industriel…) pour mieux répondre à une demande croissante, notamment chinoise.
A l'égard de l'Asie, l'Australie s'est donnée une diplomatie à trois voies. 1) Elle multiplie ses liens bilatéraux avec l'Asie, pour améliorer les conditions de ses échanges commerciaux avec le voisinage, se protéger du terrorisme islamique et organiser la défense d'un vaste territoire isolé de ses alliés occidentaux traditionnels notamment par des accords de libre-échange et sécuritaires. 2) Elle s'efforce de rentrer dans les instances multilatérales proprement asiatiques, en particulier l'ASEAN, mais l'adhésion au Traité d'amitié et de coopération, qui interdit toute action préventive entre membres a constitué une difficulté longtemps insurmontable, finalement signé pour pouvoir participer au Sommet de l'Asie orientale (décembre 2005). 3) De ce fait, l'Australie utilise des organisations multilatérales plus larges pour s'exprimer (relations "par ricochet" avec l'Asie), tels que l'APEC, le G-20 ou l'ARF.
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18:00 Publié dans Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie, asie, sommet asie orientale, perelman

