mardi, 12 septembre 2006
Mongolie : une cible du Japon
Entre Chine et Russie, aux portes des républiques d’Asie centrale,
L'État mongol, fondé par Gengis Khan en 1206, célébrait son huitième centenaire cette année. Tokyo s’est associé à l’événement en faisant de 2006 l’Année de la Mongolie au Japon et, à sa suite, 2007, celle du Japon en Mongolie. Pourquoi tant d’attentions pour un pays enclavé de moins de 3 millions d’habitants ?
C’est que la Mongolie est située au « milieu des empires », selon une formule de Michel Jan . Et l’existence de ressources naturelles abondantes mais encore mal exploitées ajoute un certain intérêt à cet avantage géopolitique : les visées stratégiques que suscite le pays incorporent une « diplomatie des ressources ».
Sortie de l’emprise de Moscou en 1990, ralliée à l’économie de marché et au multipartisme, la Mongolie a été très vite courtisée.
Par ses voisins d’abord, la Chine, qui l’a reconnue comme État indépendant en 1946 et la Russie qui, après l’avoir laissée sur le bord de la route, tente aujourd’hui d’y retrouver ses marques . Pour sa part, adoptant une attitude pragmatique dès la fin de la Guerre Froide, la Mongolie a mis en œuvre une politique extérieure fondée sur la création de liens nécessairement amicaux avec ses deux puissants proches voisins, mais équilibrés à leur tour par des relations avec des tiers tout aussi prééminents, en l’occurrence : Washington et Tokyo. Cette stratégie lui a permis de sauvegarder son indépendance, sa sécurité et d’obtenir le financement et la technologie nécessaires à son développement.
Une note de Rémi Perelman, Asie 21-Futuribles, 09/2006
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23:25 Publié dans Asie du Nord | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : japon, mongolie, coréee du nord, perelman
jeudi, 06 mai 2004
Corée du Nord : un timide démarrage économique
Alors qu'il y a cinq ans , l'Assemblée suprême du peuple avait réaffirmé les principes de l'économie planifiée et le rejet de la loi du marché, le Premier ministre Pak Pong-ju, s'exprimant, devant cette même Assemblée lors de sa session annuelle du 25 mars 2004, a souhaité accélérer les réformes économiques décrétées deux ans auparavant : l'économie devra faire un "bond en avant" en rétablissant la notion de profit. Un "environnement (géopolitique) modifié" conduit à une politique d'exportation comme à l'emprunt de technologies étrangères. Si le mot "réforme" est banni, celui de "modernisation" est officiellement prononcé. Pak Pong-ju a appelé à combiner les principes du socialisme avec ceux qui garantissent le profit. La Chine, son allié traditionnel et principal support économique, pressait Pyongyang depuis des années de suivre son exemple en matière de réformes économiques.
Un note de Rémi Perelman, Asie 21-Futuribles, 05/2004
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