mardi, 19 décembre 2006
La Russie, puissance ré-émergente
Contribution au débat sur un monde bipolaire
Rémi Perelman, Asie21, décembre 2006
La puissance américaine et le dynamisme chinois sont tels que l’hypothèse d’une évolution vers un monde bipolaire vient naturellement à l’esprit. C’est sans doute aller un peu vite en besogne, car cela supposerait que chaque pays du globe choisirait de se ranger plus ou moins derrière l’un des deux champions. En fait, des pôles multiples se profilent avec la convergence de pays émergents aux intérêts différents de ceux des grandes puissances établies. Ils se manifestent spectaculairement aux tribunes des organisations multilatérales. Il est vraisemblable que l’écroulement du Mur de Berlin ait signé la fin d’un partage du monde selon une bi- ou tripartition. Les alliances de demain, à géométrie variable entre pôles constitués ou à venir, conjuguée avec une dissociation des intérêts économiques, politiques et éthiques, remplaceront les blocs de type westphalien auxquels nous nous étions habitués. Tout se passe comme si la mondialisation des marchés conduise chaque pays à l’affronter au mieux en se regroupant avec ses voisins. L’Amérique latine rompt pays par pays le cordon ombilical avec les États-Unis. Les pays de l’ASEAN tentent de conduire une diplomatie collective destinée à éviter un lien excessif avec la Chine. Le rôle de la Fédération de Russie (la Russie dans ce qui suit) n’est plus réductible à celui du vassal qu’il avait pu être sous Eltsine. Il est instructif de s’arrêter sur la position géopolitique de ce pays – un quasi-continent.
Plan
Les Etats-Unis, la Chine, mais aussi la Russie
La vision géopolitique de Dick Cheney, première cible : l’Irak
La tentative de contrôle des hydrocarbures russes
L’affaire Ioukos
Le refroidissement des relations russo-américaines
Moscou : d’une stratégie défensive à une attitude dynamique
Conclusion
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ANNEXES
La carrière politique de Dick Cheney
Le Projet pour le nouveau siècle américain
La stratégie américaine dans le cadre de l’OTAN et du lobbying
L’affaire Ioukos
Les relations Russie-OTAN
L'Organisation de coopération de Shanghai, l'OCS
Une structure eurasiatique de l'après-Guerre froide
Une "organisation internationale ouverte"
Le sommet d'Astana
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09:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, asie centrale, états-unis, géostratégie, hydrocarbures, perelman, asie
mardi, 21 septembre 2004
Japon : la diplomatie de la Route de la soie en Asie centrale
Le contexte
Selon Yoichi Funabashi, l'éditorialiste de l'Asahi Shimbun , l'impression prévalait à Tokyo en janvier 2002 que, bien qu'elle n'ait jamais formé une unité, l'Asie se fragmentait d'une manière accélérée tandis la cohésion de l'Europe se renforçait. En conséquence, depuis plus deux ans maintenant, la diplomatie japonaise a adapté sa politique extérieure asiatique aux réalités spécifiques récentes des différentes sous-régions, tout particulièrement celles de l'Asie chinoise et de l'Asie musulmane.
Face à celle-ci, le Japon devait tout d'abord s'intéresser à l'islam. En Indonésie, en Malaisie et aux Philippines, comme au Pakistan et au-delà en Asie centrale, une partie des communautés musulmanes s'est radicalisée, en déstabilisant les classes politiques. La politisation de l'islam dans les sociétés musulmanes de la région et les liens de causalité qu'elle peut avoir avec le terrorisme international doivent en effet être mieux compris d'une diplomatie japonaise qui jusqu'à présent en avait fait abstraction. Il lui fallait, en même temps, s'efforcer d'aider les pays islamiques à se moderniser et à se séculariser, agir de sorte que les musulmans parviennent à une meilleure compréhension du Japon et affiner sa propre sensibilité l'égard de l'islam.
Le développement de l'Asie centrale est une préoccupation stratégique pour la Russie et la Chine, non seulement à cause de la proximité avec une région où prédomine la religion musulmane, mais surtout...
Une note de Rémi Perelman, Asie 21-Futuribles, 09/2004
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18:35 Publié dans Asie du Nord | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon, asie centrale, Dialogue de Coopération de l’Asie, géopolitique, perelman

