samedi, 18 décembre 2004
La 12è Réunion de l'APEC 2004 et les propositions du Premier ministre chinois
Au delà des déclarations somme toute assez convenues (la Déclaration de Santiago préconise la relance des négociations sur le commerce international au sein de l'OMC…), et au risque de réduire l'événement, on peut retenir de cette réunion ce qu'en a rapporté la presse internationale, à savoir l'omniprésence américaine au sein des 21 délégations nationales conviées à Santiago. Pour sa première sortie à l'étranger depuis sa réélection, G. W. Bush était venu convier les dirigeants des deux rives du Pacifique à lutter avec les Etats-Unis contre le terrorisme international, comme il l'avait fait lors de la réunion précédente, à Bangkok.
Visiblement attaché à reconfigurer l'APEC à sa main, pour transformer cette réunion à but économique en forum sécuritaire et en "club des 21 leaders", il a suscité des réactions négatives, y compris chez son allié australien, le Premier ministre Howard, qui a souhaité recentrer le débat sur l'économie. Sans succès semble-t-il, puisque le projet de zone de libre-échange a été reporté. Washington avait en effet intérêt à vider la coquille de son contenu initial, préférant les négociations commerciales bilatérales qui, instrumentalisées, permettent non seulement de donner le meilleur rapport de force à la première économie du monde et d'obtenir des conditions profitables, mais encore (surtout ?) de faire pression, sinon d'imposer, des choix à l'avantage des Etats-Unis (à l'égard du Tribunal pénal international, par exemple, ou des mesures drastiques en matière de sécurité ou de lutte contre le terrorisme - celui qui menacerait les Etats-Unis).
A cet égard, l'attitude du Premier ministre chinois, Wen Jiabao Jibao a été remarquable.
Une note de Rémi Perelman, Asie 21-Futuribles, 12/2004
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17:40 Publié dans Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : asi, pacifique, APEC, sécuritaire, perelman

