jeudi, 13 décembre 2007
Thaïlande : relations de voisinage, Inde et Indonésie
Note d'actualité
Rémi Perelman, 27/08/07
Inde
Les milieux d’affaires des deux pays font pression pour accélérer les pourparlers en vue d’un accord de libre-échange étendu entre l’Inde et la Thaïlande. Le commerce bilatéral a atteint 3,4 MM$ en 2006 et devrait s’élever à 4 MM£ en 2007 et à 10 MM$ par an en 2010.
La réduction des produits exclus de l’accord reste l’obstacle à franchir, 489 pour l’Inde, 212 pour la Thaïlande. L’accord ne devrait pas se limiter aux produits mais également aux services, à l’investissement (les capitaux indiens sont souhaités dans les secteurs des technologies de l’information et de la pharmacie, tandis que 830 M$ thaïlandais sont investis en Inde : industrie alimentaire, hôtellerie et tourisme, construction et équipement électrique, télécommunications, transport) et à la coopération (sujets évoqué par les chambres de commerce thaïlandaises : agronomie et biotechnologie, énergies renouvelables , informatique en milieu rural, tourisme).
L’accord envisagé permet à l’Inde d’entrevoir la possibilité de rentrer dans le groupe des pays de l’ASEAN , un marché de 540 millions de consommateurs dotés d’un pouvoir d’achat en hausse. La communauté indienne d’origine thaïlandaise, forte de 100 000 personnes est appelée à renforcer les liens entre les deux pays. La Thaïlande tente de rééquilibrer les échanges avec ses deux puissants voisins : le commerce avec la Chine est encore huit fois supérieur à ce qu’il est avec l’Inde et de tirer parti de la puissance récente de l’économie indienne (+8 % par an).
Indonésie
Selon le premier ministre thaïlandais (musulman), le renforcement des liens entre les sociétés civiles thaïlandaises et indonésiennes sont non seulement appropriées, mais nécessaires, notamment pour aider à résoudre la crise interreligieuse et politique que connaissent les provinces du sud.
Muhammadiyah, une organisation musulmane indonésienne , qui compte 35 millions de membres et gère un réseau d’écoles privées, pourrait être le partenaire de la Thaïlande, sans qu’un organisme homologue n’ait été cité.
18:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, indonésie, libre-échange, perelman
lundi, 10 décembre 2007
Chine-Inde, Dalian -Bangalore, le match informatique
par Pierre Gentelle, Asie21
Avertissement
Ce texte n’a jamais été soumis à un comité de lecture : trop de faits, trop d’idées pas développées, pas de synthèse avec prise de position définitive en trois mots sur un sujet complexe….
Le Dalian High Tech Park : Chinese Northeast to rival India's Bangalore as software industry hub 04/07/2004
La Chine est sans concurrent, on le devine, pour ce qui concerne les produits d’application et les produits intermédiaires répondant à la demande du marché chinois. Après tout, elle parle mieux chinois que les autres. Depuis 1991, elle a progressivement atteint l’excellence dans ce domaine. Mais elle ne peut en rester à ce niveau subalterne et doit innover. Pour cela, elle doit élever son niveau technique. Pour entrer sur le marché mondial, elle doit élargir son horizon, évaluer son propre développement selon les normes internationales et choisir la niche dans laquelle elle creusera son trou dans le cours de la mondialisation. La décision politique a été prise : tout ouvrir au reste du monde, pour pouvoir mieux entrer partout dans le monde là où ça vaut la peine.
Dalian, 6 millions d’habitants, est le débouché des provinces du Nord-Est et de la Mongolie intérieure chinoise. Le trafic portuaire est supérieur à 100 millions de tonnes. De surcroît Dalian a une activité très importante dans la construction navale pour les conteneurs de fort tonnage (plus de 300 000 tonnes). Outre la construction navale, Dalian a développé des compétences dans trois autres domaines principaux : pétro-chimie, IT électronique et logiciels, manufacture d’équipements avancés.
Le Dalian High Tech Park a été fondé en mars 1991 dans le cadre du programme de développement des nouvelles technologies Torch, et affiche un fort dynamisme, avec 1 700 entreprises, spécialisées dans divers domaines dont logiciels, matériaux, photonique, communication optique, etc. Le Dalian Software Park, dédié à l’industrie du logiciel, est particulièrement important. Le parc accueille 170 entreprises, parmi lesquelles un tiers sont internationales. Il fait partie des cinq « National Software Export Base » chinoises. La stratégie du parc est basée sur le développement d’applications, le logiciel embarqué, et les services, en bonne partie pour des sociétés étrangères. À côté de ces « parcs » se trouvent les campus des universités de Dalian, qui forment 3 000 diplômés en IT par an, en particulier NEU, North-East University. Le Neusoft Institute of Technology, qui en est issu, accueille 7 000 personnes.
Dalian a décidé de dédier un des plus beaux paysages dans les collines de la côte méridionale de la péninsule du Liaodong, longue de 130 km, à l’établissement d’une ville tout en longueur, qui sera achevée en 2008. Elle sera réservée aux technologies de l’information et destinée à produire pour l’exportation. 300 000 ingénieurs et techniciens, jeunes et de haut niveau y seront regroupés (PG : la Corse ne fait que 240 000 habitants, y compris les nationalistes de 0 à 77 ans, les bergers, les retraités, les bedeaux, quelques nouveaux-nés maffieux, etc.). Il s’agit d’en faire un hub d’industries de logiciels comparable à celui de Bangalore en Inde. Dalian compte attirer un grand nombre de services informatiques dépendant de grandes multinationales.
Texte complet
12:25 Publié dans Relations interasiatiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, inde, bangalore, dalian, informatique, gentelle
Chine-Inde : le match informatique
Offshore : la Chine peut-elle détrôner l'Inde ?
Ayant longtemps fait la course en tête pour la fourniture de prestations informatiques offshore, l'Inde pourrait voir sa domination remise en cause à moyen terme, au profit de la Chine. Analyses et témoignages.
Jean-Joseph Boillot (Euro-India Economic & Business Group, Asie21) et Journal du Net , JDN
Plan
La Chine est en train de fabriquer des millions d’ingénieurs
La montée en compétences informatiques de la Chine représente-t-elle une menace pour l'Inde ?
Les entreprises françaises sont-elles prêtes à tenter l'aventure de l'offshore chinois ?
Pourquoi l'Inde reste-t-elle un terreau aussi fertile pour l'industrie IT ?
L'Inde, menacée, réagit à l'international
Les SSII indiennes de plus en plus amenées à s'implanter à l'étranger pour soutenir leur développement
La Chine emploie déjà 900 000 personnes dans le secteur IT
Inde ou Chine ? Deux experts répondent : Chafik Sabiry (Directeur division Offshore - EDS) et Manu Kaila (Vice-Président Rightshore - Capgemini France)
SSII indiennes et occidentales : le match des croissances
Satyam et Kpit : 2 SSII indiennes, 2 visions de l'offshore
Offshore : la Chine devant l'Inde en 2011
Quand l'Inde et la Chine unissent leurs forces pour dominer le marché mondial IT
L'Inde sur l'offshore, la Chine sur le développement de packages
Jean-Joseph Boillot (Euro-India Economic & Business Group, Asie21) répond aux questions de Dominique Filippone, du Journal du Net
1) Quels sont les principaux leviers culturels, économiques voire sociologiques qui ont permis à l’Inde d’acquérir une notoriété aussi importante en termes de nouvelles technologies ?
2) L’Inde et les acteurs informatiques indiens (SSII et éditeurs) doivent-ils craindre la montée en compétences de la Chine sur ce terrain ? Et en termes de coûts de formation, de recherche, et de savoir-faire ?
3) Quels facteurs pourraient bien décider les entreprises françaises à opter pour des prestations offshore chinoises plutôt qu’indiennes ? Est-ce une question de mois ou d’années ?
DOSSIER COMPLET
08:50 Publié dans Relations interasiatiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Boillot, Chine, Inde, informatique
mercredi, 24 janvier 2007
"Le défi indien, pourquoi le XXIe siècle sera le siècle de l'Inde"
Note de lecture de ce remarquable ouvrage de Pavan K. Varma, par Roland Bouchet
À un moment où l’Inde fait de plus en plus la une de l’actualité mondiale par ses performances économiques, alors que depuis plus de 50 ans elle paraissait le paradigme de la misère, voici un livre qui essaie de nous donner des clefs pour la compréhension d’un pays qui semble échapper à notre entendement « cartésien ». Écrit par un Indien, diplomate de carrière et actuellement directeur général du Conseil indien des relations culturelles, ce livre a rencontré un grand succès en Inde et y a suscité également beaucoup de controverses. Pour nous, il nous invite à regarder son pays comme il le voit, sans concession : il en pointe “les défauts“, mais il souligne aussi les atouts avec lesquels jouent ses compatriotes pour se faire une place dans leur société et pour faire de cette société, presque sans l’avoir voulu, l’une des premières du monde. Sérieux, très documenté, illustré par des exemples probants, cet essai emporte le lecteur dans une espèce de jubilation : celle de comprendre enfin un monde que nous avons si souvent recouvert d’étiquettes préfabriquées et de préjugés de toutes sortes. Avec Pavan K. Varma visitons l’Inde d’aujourd’hui. Elle en vaut la peine.
Lire la note complète
08:20 Publié dans Asie du Sud | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, varma, bouchet
samedi, 09 décembre 2006
La croissance s'emballe en Inde, un article de JJ. Boillot dans L'Expansion
La croissance indienne a dépassé les 9% au 3ème trimestre, en rythme annuel. Jusqu'où peut aller l'économie du pays ?
Décryptage avec Jean-Joseph Boillot, auteur de L'Economie de l'Inde, paru aux éditions La Découverte début 2006.
L'Inde passe la vitesse supérieure. L'autre géant asiatique a affiché une croissance bien meilleure que prévu au troisième trimestre : 9,2% en rythme annuel, un taux qui la rapproche des performances stratosphériques de la Chine. Et ce n'est pas près de s'arrêter. « On est dans la phase ascendante d'un cycle qui a commencé en 2001, explique Jean-Joseph Boillot, ancien Conseiller financier à l'ambassade de France à New-delhi.
Thomas Bronnec
Source : L'Expansion 30 11 2006
http://www.lexpansion.com/art/4378.151531.0.html
Lire également dans la même livraison : Le boom sidérurgique indien, un article de Béatrice Mathieu
Source : L'Expansion 30 11 2006
http://www.lexpansion.com/art/4378.151515.0.html
12:09 Publié dans Asie du Sud | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : boillot, inde, économie, siderurgie
jeudi, 30 novembre 2006
"Inde-Chine : les difficultés d'une coopération", un article d'Alain Lamballe
Alain Lamballe, membre du groupe Asie 21, publie dans le numéro de novembre 2006 de la revue Défense nationale un article intitulé "Inde-Chine : les difficultés d'une coopération".
14:16 Publié dans Asie du Sud , Chine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lamballe, defense nationale, inde, chine
samedi, 15 juillet 2006
Les grandes chaînes de l’Himalaya cessent d’être une barrière
Les grandes chaînes de l’Himalaya, de l’Hindoukouch et du Karakoram, cessent d’être une barrière, car la Chine développe de manière magistrale ses voies de communication vers l’Asie du sud. De la même manière, l’Inde et le Pakistan déploient des efforts pour développer les leurs vers le nord, c’est à dire en direction du Xinjiang et du Tibet chinois.
Depuis 1986, une excellente route construite par les Chinois relie le Xinjiang aux Zones Nord du Pakistan. Elle connecte Kashgar, la ville historique ouïgoure à Sust, première agglomération pakistanaise, après avoir franchi le col frontalier de Khunjerab à environ 4.700 mètres. A l’exception de la période hivernale, elle est utilisée pour l’acheminement des passagers et des marchandises. Plus tard, la construction d’un tunnel pourrait permettre la circulation en toute saison. L’enneigement ne serait plus un obstacle.
Cet axe d’importance stratégique va être modernisé et élargi, il empruntera un nouveau tracé dans la région de Chilas afin de permettre l’édification d’un barrage hydroélectrique à Basha sur l’Indus. Par ailleurs, plus à l’ouest, le tunnel en cours de creusement sous le col de Lowari, à environ 3.000 mètres, permettra, pour la première fois, une liaison toute l’année entre Peshawar, la capitale de la Province Frontière du Nord-Ouest et Chitral. A partir de cette agglomération relativement proche de l’Afghanistan, la construction d’une nouvelle route est à l’étude pour rejoindre le Tadjikistan et la province chinoise du Xinjiang.
Trois points de franchissement sont utilisés entre la Chine et l’Inde...
Une note d'Alain Lamballe, Asie 21-Futuribles, 07/2006
Lire la note
00:15 Publié dans Asie du Sud | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, chine, himalaya;lamballe
mercredi, 12 juillet 2006
Europe-Inde 2020
On peut observer d’emblée que l’Inde, appliquant à son tour au monde la règle du 'divide and rule' qui a permis à l’Angleterre de la maîtriser dans son ensemble en traitant séparément avec chaque maharajah, ne souhaite pas une Europe forte, susceptible de s’allier un jour contre elle avec la Chine. Réaliste, elle utilise toute opportunité pour bien vivre avec les Etats-Unis tout en prenant grand soin de ne pas tomber sous sa coupe. Si elle s’intéresse à l’Union européenne, notamment en favorisant le lobbying de ses entreprises à Bruxelles, elle s’intéresse bien davantage aujourd’hui à chacun des principaux pays de l’Union dont elle s’ingénie à tirer le meilleur parti et vivrait donc très bien avec une Europe éclatée, qui lui offre un marché commode, accessible, déjà largement monétairement unifié et dépourvu de règles protectionnistes.
NB. Le World Economic Forum (Davos) a fait élaborer par des experts européens, américains et indiens des scénarios sur les relations entre les grands marchés mondiaux du futur .
L’Inde n’envisage pas de scénario économique alternatif à son objectif décrit par une équipe de prévisionnistes indiens : devenir en 2050 le 3e plus puissant pays du monde après la Chine et les États-Unis. Elle ne se compare pas, en effet, à l’Europe économique, qu’elle considère comme une chimère et qui la reléguerait à un rang inférieur. L’affaire Arcelor-Mittal est symbolique : le « camp indien » a réussi parce qu’il a divisé « l’adversaire » composite, en s’adressant séparément au Luxembourg, où Arcelor a son siège (« vous qui êtes la première place financière européenne, nous déplacerons les avoirs indiens de Londres en cas de succès de l’opération ») et à Paris (jouant ceux qu’intéressent le marché indien – Airbus, PPR…- et ceux qui, groupés sous le vocable de « clan de l’École des mines, n’auraient qu’une médiocre ouverture sur le monde en évolution ; jouant entre banques – BNP pour Arcelor, Société Générale pour Mittal). La presse indienne exulte : « un groupe indien » arrache Arcelor , alors que l’intéressé lui-même avait un temps insisté sur son ancrage européen. Là où l’on ne voit que le triomphe de l’économie libérale (« ce sont les actionnaires qui décident »), il faut surtout voir une marque de l’efficacité politique de l’Inde, notamment par des interventions menées systématiquement depuis plusieurs mois au niveau ministériel. Les sociétés indiennes sont à la fois plus puissantes et plus présentes en Europe que ne le sont leurs homologues chinoises. Le réseau de la diaspora indienne , moins connu que le réseau chinois, est très actif, notamment à Bruxelles.
On note que les diasporas indienne et pakistanaise en Allemagne, importantes, sont de meilleure qualité que celles qui se trouvent en France. Les entreprises indiennes rachètent surtout en Allemagne, notamment de grosses PME. Une Chambre de commerce euro-indienne a vu le jour en 2005.
Si pour les Occidentaux, l’Inde est devenu le seul pays capable de faire contrepoids à la Chine, le marché européen est nécessaire à l’Inde pour rééquilibrer la dépendance, devenue excessive, de son commerce avec les Etats-Unis (75 %). Mais l’attitude de l’Inde –comme de la Chine semble-t-il – est celle d’un empire rendant visite à de petits royaumes.
L’Inde est plus présente en Amérique latine (où elle est reçue comme l’antidote au « prédateur » chinois) et en Afrique que ne l’est la Chine. Par ailleurs, la composante musulmane de l’Inde lui permet une certaine familiarité ave les pays du Moyen-Orient et du Golfe, ce qui est un avantage vis-à-vis des pays africains, qui se tournent de plus en plus vers cette partie du monde. Cependant l’Europe reste plus importante pour l’Inde que l’Afrique. En réalité, si la Chine est plus visible que l’Inde dans le monde, c’est parce qu’elle intervient d’une manière macro-économique et étatique, alors que l’Inde opère selon un mode, plus discret, micro-économique, avec des acteurs privés.
L’Inde est en faveur d’un monde multipolaire au sens américain du terme : un pôle puissant capable d’agglomérer des pays de moindre envergure grâce à des liens d’allégeance.
Aujourd’hui, la Chine, les États-Unis et l’Inde (le monde tripolaire) ont le sentiment que l’on peut influer sur la trajectoire européenne parce qu’il « n’y a plus de pilote dans l’avion ».
On peut néanmoins se poser la question de la solidité du système démocratique indien et par conséquent de la durabilité du « miracle indien ». Si le rattrapage économique de l’Inde met l’Europe à l’aise à l’égard de la Chine, un accident pourrait le remettre en cause, notamment du fait de la double coexistence de deux Indes, la « Shining India » et celle de la paysannerie misérable et celle des hindouistes et des musulmans. Combien de temps cette situation pourrait-elle durer ?
En fait, les risques de rupture sont limités pour l’une et l’autre des deux sociétés hindouistes, car elles sont toutes deux conduites par des responsables de la caste des brahmanes. Quant à l’antagonisme religieux, la cause première des incidents qui opposent les deux communautés tient principalement aux dysfonctionnements du système socio-économique. Par contre, le véritable risque réside dans l’animosité indo-pakistanaise.
En effet, la menace qui plane sur l’ensemble de l’Asie du Sud est celle d’un affrontement entre hindous et musulmans. Regroupés, (Pakistan, Bangladesh et les quelques 150 millions de musulmans de l’Inde) ceux-ci comptent 450 millions d’individus. De plus, du fait de la natalité et des conversions, ce groupe croît plus rapidement que celui des Hindous. Par contre, les tensions internes (maoïstes) ne mettent pas l’Inde en danger. Le gouvernement de Delhi peut les régler à tout moment. Mais, si, par hypothèse, un État tamoul était mis en place au Sri Lanka et parvenait à en susciter un sur la rive indienne, là, il y aurait danger d’éclatement partiel. Mais les circonstances sont loin d’être réunies pour que ce risque survienne.
Jean-Joseph Boillot, Asie 21-Futuribles
21:45 Publié dans Asie du Sud | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, inde, 2020, boillot
vendredi, 30 juin 2006
L'économie de l'Inde (présentation en français)
L'économie de l'Inde
Pauvreté de masse d'un côté, essor de grands centres tertiaires à vocation mondiale de l'autre, ces deux réalités de l'Inde moderne coexistent au sein d'un même ensemble de taille continentale. Aujourd'hui en pleine transformation et déjà quatrième PIB mondial en parité de pouvoir d'achat, sa population a franchi le cap du milliard d'habitants en 2000 et devrait dépasser la population chinoise d'ici 2030. Dans un pays longtemps fermé aux échanges mondiaux, la crise des paiements de 1991 a accentué le tournant de sa stratégie de développement.
L'accélération de la croissance autour de 6%-7% par an et l'ouverture économique vont-elles se traduire par l'émergence d'une nouvelle super puissance aux côtés de la Chine? Et quel sera l'impact du décollage indien à un moment clé de la mondialisation des services pour lesquels ce pays dispose d'avantages comparatifs avérés et d'une main-d'oeuvre qualifiée abondante? Mais l'Inde doit aussi faire face à ses défis internes, en particulier ceux de la pauvreté et d'une soutenabilité environnementale déjà critique dans toutes les grandes villes du pays
L'auteur
Jean-Joseph Boillot est professeur agrégé de sciences sociales. II a commencé ses travaux sur l'Inde au début des années 1980 comme chercheur associé au CEPII (Centre d'études prospectives et d'informations internationales) et a notamment été conseiller financier pour la Direction du Trésor à New Delhi entre 2003 et 2005.
L'ouvrage
L'économie de l'Inde
ISBN 2-7071-4750-8
120 Pages
Prix 8.50€
Collection Repères
Édition La Découverte
08:40 Publié dans Asie du Sud | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, inde, asie, boillot, prospective
jeudi, 02 mars 2006
Les relations de la Chine avec l’Asie du Sud
Deux membres d’Asie 21, Catherine Bouchet-Orphelin et Alain Lamballe, ont publié dans le numéro 5 (été-automne 2005) de la revue Monde chinois un article sur les relations entre la Chine et l’Asie du Sud.
Cet article s’appuie en partie sur l’ouvrage de Swaran SINGH (China-South Asia : issues, equations, policies, Swaran Singh, Lancer’s books, New Delhi, 2003), professeur à l’université Jawaharlal Nehru de New Delhi, membre et ancien membre de plusieurs centres de recherche assurément un grand érudit, auteur de nombreux volumes et articles.
Présentation de l’article (introduction) :
« …Comment agissent l’un sur l’autre les deux plus grands ensembles de populations du monde, qui regroupent à eux seuls près de la moitié des habitants de la planète ?
Depuis toujours, l’Asie du Sud a été considérée par la Chine comme une région civilisée qui lui a apporté le bouddhisme. Les routes (Yunnan-Assam, Xinjiang-Punjab et Tibet-Népal) avaient toutes pour origine l’actuelle province chinoise du Gansu. La voie maritime était aussi utilisée. Les échanges très réguliers portaient sur la culture et le commerce, le bouddhisme, la musique, la danse, la médecine, l’astronomie, le calendrier, la soie et les technologies de fabrication du papier.
L’arrivée des Européens en Asie bouleversa les relations de ces deux mondes. Les Britanniques s’établirent en Inde, moins en Chine mais leur interventionnisme au Népal, en Birmanie et surtout au Tibet troubla le jeu. Des sentiments anticolonialistes communs naquirent. L’invasion japonaise en Asie et l’arrivée des troupes nippones aux portes de l’Inde mirent en valeur la communauté d’intérêts des deux mondes indien et chinois. Mais après la deuxième guerre mondiale, les modes de pensée de part et d’autre de l’Himalaya devinrent fort différents, marxisme au nord et socialisme libéral ou régimes bourgeois au sud. »
Sommaire de l’article :
LES QUESTIONS PRIMORDIALES
Le Tibet dans les relations sino-indiennes
Le Cachemire dans les relations entre la Chine et l’Asie du Sud
L’Océan Indien dans les relations entre la Chine et l’Asie du Sud
LES RELATIONS BILATÉRALES
Relations avec l’Inde
Relations avec le Pakistan
Relations avec le Népal
Relations avec le Sri Lanka
Relations avec le Bhoutan
Relations avec le Bangladesh
Relations avec les Maldives
LES POLITIQUES
Les principes de base des politiques bilatérales
L’attitude de neutralité de la Chine
CONCLUSION
A lire dans :
Monde chinois, n°5 Eté-Automne 2005, Paris, p. 53 à 71.
18:20 Publié dans Asie du Sud | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lamballe, bouchet-orphelin, monde chinois, chine, asie du sud, inde, singh

