jeudi, 13 décembre 2007

L’ASEAN : 40 ans

Rémi Perelman, Asie21, 06/09/07,

Mise en place en 1967 pour créer un barrage au danger communiste en Asie, l’ASEAN, a été critiquée pour sa relative inconsistance : tout au mieux, un lieu de dialogue en vue de dégager des consensus mous. Ce jugement assez général est cependant sévère si l’on considère son action dans le détail. Mais là n’est pas le propos.
Un fait en particulier semble montrer que des changements vont intervenir et amorcer une phase de maturation de l’organisation : l’adoption prochaine d’une Charte, similaire à l’établissement d’une Constitution pour un pays.

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lundi, 10 décembre 2007

La politique de défense et les armes chinoises

Exposé d’Édouard VALENSI
Asie21, 13 février 2007


Avertissement
La présente note expose, de manière ordonnée, la synthèse des faits et des déclarations des gouvernements chinois et américains, essentiellement recueillis sur Internet, sans qu’aucun jugement ne soit porté sur leurs politiques extérieures (notamment au sujet de Taiwan), même si la perception négative que ces deux puissances peuvent avoir de leur vis-à-vis est évoquée. Enfin, à aucun moment ce travail ne fait état ou ne s’est inspirée de positions officielles françaises, passées ou présentes.

Plan

1. Un risque de conflit ouvert entre la Chine et les États-Unis
2. La Chine ne dispose pas des armements d’une grande puissance
3. L’industrie de défense : du passé faisons table rase. Modernisons !
4. Les forces nucléaires et la doctrine nucléaire chinoises

mardi, 19 décembre 2006

La Russie, puissance ré-émergente


Contribution au débat sur un monde bipolaire
Rémi Perelman, Asie21,
décembre 2006


La puissance américaine et le dynamisme chinois sont tels que l’hypothèse d’une évolution vers un monde bipolaire vient naturellement à l’esprit. C’est sans doute aller un peu vite en besogne, car cela supposerait que chaque pays du globe choisirait de se ranger plus ou moins derrière l’un des deux champions. En fait, des pôles multiples se profilent avec la convergence de pays émergents aux intérêts différents de ceux des grandes puissances établies. Ils se manifestent spectaculairement aux tribunes des organisations multilatérales. Il est vraisemblable que l’écroulement du Mur de Berlin ait signé la fin d’un partage du monde selon une bi- ou tripartition. Les alliances de demain, à géométrie variable entre pôles constitués ou à venir, conjuguée avec une dissociation des intérêts économiques, politiques et éthiques, remplaceront les blocs de type westphalien auxquels nous nous étions habitués. Tout se passe comme si la mondialisation des marchés conduise chaque pays à l’affronter au mieux en se regroupant avec ses voisins. L’Amérique latine rompt pays par pays le cordon ombilical avec les États-Unis. Les pays de l’ASEAN tentent de conduire une diplomatie collective destinée à éviter un lien excessif avec la Chine. Le rôle de la Fédération de Russie (la Russie dans ce qui suit) n’est plus réductible à celui du vassal qu’il avait pu être sous Eltsine. Il est instructif de s’arrêter sur la position géopolitique de ce pays – un quasi-continent.

Plan

Les Etats-Unis, la Chine, mais aussi la Russie
La vision géopolitique de Dick Cheney, première cible : l’Irak
La tentative de contrôle des hydrocarbures russes
L’affaire Ioukos
Le refroidissement des relations russo-américaines
Moscou : d’une stratégie défensive à une attitude dynamique

Conclusion
*****

ANNEXES
La carrière politique de Dick Cheney
Le Projet pour le nouveau siècle américain
La stratégie américaine dans le cadre de l’OTAN et du lobbying
L’affaire Ioukos
Les relations Russie-OTAN
L'Organisation de coopération de Shanghai, l'OCS
Une structure eurasiatique de l'après-Guerre froide
Une "organisation internationale ouverte"
Le sommet d'Astana


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lundi, 27 février 2006

Chine et Japon financent les déficits américains

Le financement des déficits budgétaire et commercial américains par le Japon et la Chine
Où cela peut-il mener ?

Philippe Delalande, Asie21
, février 2006

Un des problèmes majeurs qui menace l’équilibre financier du monde et peut-être la croissance économique mondiale est la permanence, voire l’accroissement des déficits des finances publiques et du commerce extérieur des Etats-Unis.
Le privilège qui est le leur, d’avoir une monnaie nationale qui est aussi la principale devise mondiale leur permet d’affecter ‘’a benign neglect’’ face à ce risque. Ils empruntent dans leur propre monnaie.
Les principaux créanciers des Etats-Unis, Chine et japon, pour préserver leurs intérêts d’exportateurs sur le marché américain, acceptent de financer une large part de ces déficits pour maintenir la parité de leur monnaie avec le dollar.
Mais si aucun correctif n’est apporté ni chez les débiteurs ni chez les créanciers, l’accroissement du déséquilibre finira bien par inquiéter les opérateurs internationaux. Que risque-t-il de se passer alors ?

Plan

a/ L’état inquiétant des déficits américains.
b/ Les raisons des erreurs de pronostic des grands instituts de prévision pour 2005.
c/ Des surprises pour l’avenir, la politique économique extérieure de la Chine va changer

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samedi, 21 mai 2005

Une Australie asiatique ?

(ou un Sommet courtisé de l'Asie orientale)

Rémi Perelman, Asie21
, mai 2005

La rive Ouest de l'Océan Pacifique se structure. A la Chine et au Japon, auxquels on pense immédiatement, il convient de prêter une attention nouvelle à l'Australie qui souhaite, non sans dilemme et ambiguïté, se donner une place et un rôle dans la région. L'attentat de Bali en 2002 et le tsunami de décembre 2004 ont rendu manifeste "la destinée commune de l'Australie et de l'Asie du SE" . Depuis le début de l'année, l'Australie renforce ses coopérations avec les pays de la région simultanément dans les domaines du commerce et de la sécurité. L'Asie représentant 60 % de ses débouchés à l'exportation, elle s'équipe (infrastructures, investissement industriel…) pour mieux répondre à une demande croissante, notamment chinoise.

A la fin de l'année, un sommet de l'Asie orientale va se tenir en Malaisie, premier pas vers une Communauté de l'Asie orientale, qui devrait regrouper l'ASEAN , la Chine, la Corée du Sud et le Japon. L'Inde et la Nouvelle-Zélande y participeront sans état d'âme, l'Australie, invitée, hésite à remplir les conditions d'accès, qui risquent d'être incompatibles avec le traité de sécurité avec les Etats-Unis ? Avant de développer ce point critique, il est utile de présenter le contexte de ses relations internationales avec l'Asie.

L'Australie s'est donnée une diplomatie à trois volets. Fondée en premier lieu sur un jeu d’accords bilatéraux classiques, elle se cherche ensuite des relations, par nature dissymétriques, avec le multilatéralisme asiatique et, enfin, dispose de l’enceinte des organismes internationaux traditionnels pour opérer les rapprochements qu’elle souhaite avec tel pays asiatique ou tel ensemble d’entre eux.

Plan

I - Les accords bilatéraux (commerciaux, sécuritaires)
II - Des relations dissymétriques avec le multilatéralisme asiatique

- ASEAN-Australie : entente cordiale pour commercer
- Le sommet de l’Asie orientale : comment en être sans se lier les mains ?
. Un enjeu géopolitique pour les vingt ans à venir
. Etats-Unis et Japon vs Chine et Malaisie
. L'Australie, entre le marteau et l'enclume, hésite

III - Des relations par ricochet avec l'Asie

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samedi, 06 mars 2004

Une situation inédite dans les relations Chine-Japon, États-Unis

Chine-Japon : des relations plus amicales ; Japon-Etats-Unis : des relations moins intimes

Les faits.
Rapprochés, deux faits récents deviennent significatifs au regard d'une recomposition possible du paysage géopolitique de l'Asie orientale.
Le premier concerne les relations sino-japonaises. Les six derniers mois les ont vus se réchauffer comme jamais au cours de l'histoire moderne. Aux bruyantes manifestations d'hostilité à l'encontre des manifestations du nationalisme nippon (66e anniversaire du massacre de Nankin, visite rituelle du Premier ministre nippon au temple Yakasuni, déploiement des militaires japonais en Irak…) ont succédé des propos officiels neutres, voire bienveillants . Fin 2003, une série d'articles parus à Pékin dans différents périodiques influents ont exprimé la nécessité d'agir comme un "grand pays"(daguo), de donner de l'ampleur aux relations sino-japonaises et d'intégrer le rôle respectif des deux pays dans une vision du monde de demain. Par ailleurs, le Japon est devenu le premier investisseur de la Chine (sans même parler de l'aide au développement), son second fournisseur, juste après les Etats-Unis et son premier client, avant les Etats-Unis . Compte tenu l'évolution exceptionnelle des relations, l'établissement d'une zone de libre-échange entre la Chine, le Japon et la Corée du Sud a été évoquée , proposition impensable il y a cinq ans… S'il y a rapprochement, il n'y a pas (encore) association.

Le second se rapporte au très important accord pétrolier signé par le Japon et l'Iran, le 18 février 2004...

Une note de Rémi Perelman, Asie 21-Futuribles, 03/2004

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