lundi, 10 décembre 2007
Chine-Inde : le match informatique
Offshore : la Chine peut-elle détrôner l'Inde ?
Ayant longtemps fait la course en tête pour la fourniture de prestations informatiques offshore, l'Inde pourrait voir sa domination remise en cause à moyen terme, au profit de la Chine. Analyses et témoignages.
Jean-Joseph Boillot (Euro-India Economic & Business Group, Asie21) et Journal du Net , JDN
Plan
La Chine est en train de fabriquer des millions d’ingénieurs
La montée en compétences informatiques de la Chine représente-t-elle une menace pour l'Inde ?
Les entreprises françaises sont-elles prêtes à tenter l'aventure de l'offshore chinois ?
Pourquoi l'Inde reste-t-elle un terreau aussi fertile pour l'industrie IT ?
L'Inde, menacée, réagit à l'international
Les SSII indiennes de plus en plus amenées à s'implanter à l'étranger pour soutenir leur développement
La Chine emploie déjà 900 000 personnes dans le secteur IT
Inde ou Chine ? Deux experts répondent : Chafik Sabiry (Directeur division Offshore - EDS) et Manu Kaila (Vice-Président Rightshore - Capgemini France)
SSII indiennes et occidentales : le match des croissances
Satyam et Kpit : 2 SSII indiennes, 2 visions de l'offshore
Offshore : la Chine devant l'Inde en 2011
Quand l'Inde et la Chine unissent leurs forces pour dominer le marché mondial IT
L'Inde sur l'offshore, la Chine sur le développement de packages
Jean-Joseph Boillot (Euro-India Economic & Business Group, Asie21) répond aux questions de Dominique Filippone, du Journal du Net
1) Quels sont les principaux leviers culturels, économiques voire sociologiques qui ont permis à l’Inde d’acquérir une notoriété aussi importante en termes de nouvelles technologies ?
2) L’Inde et les acteurs informatiques indiens (SSII et éditeurs) doivent-ils craindre la montée en compétences de la Chine sur ce terrain ? Et en termes de coûts de formation, de recherche, et de savoir-faire ?
3) Quels facteurs pourraient bien décider les entreprises françaises à opter pour des prestations offshore chinoises plutôt qu’indiennes ? Est-ce une question de mois ou d’années ?
DOSSIER COMPLET
08:50 Publié dans Relations interasiatiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Boillot, Chine, Inde, informatique
samedi, 09 décembre 2006
La croissance s'emballe en Inde, un article de JJ. Boillot dans L'Expansion
La croissance indienne a dépassé les 9% au 3ème trimestre, en rythme annuel. Jusqu'où peut aller l'économie du pays ?
Décryptage avec Jean-Joseph Boillot, auteur de L'Economie de l'Inde, paru aux éditions La Découverte début 2006.
L'Inde passe la vitesse supérieure. L'autre géant asiatique a affiché une croissance bien meilleure que prévu au troisième trimestre : 9,2% en rythme annuel, un taux qui la rapproche des performances stratosphériques de la Chine. Et ce n'est pas près de s'arrêter. « On est dans la phase ascendante d'un cycle qui a commencé en 2001, explique Jean-Joseph Boillot, ancien Conseiller financier à l'ambassade de France à New-delhi.
Thomas Bronnec
Source : L'Expansion 30 11 2006
http://www.lexpansion.com/art/4378.151531.0.html
Lire également dans la même livraison : Le boom sidérurgique indien, un article de Béatrice Mathieu
Source : L'Expansion 30 11 2006
http://www.lexpansion.com/art/4378.151515.0.html
12:09 Publié dans Asie du Sud | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boillot, inde, économie, siderurgie
mercredi, 12 juillet 2006
Europe-Inde 2020
On peut observer d’emblée que l’Inde, appliquant à son tour au monde la règle du 'divide and rule' qui a permis à l’Angleterre de la maîtriser dans son ensemble en traitant séparément avec chaque maharajah, ne souhaite pas une Europe forte, susceptible de s’allier un jour contre elle avec la Chine. Réaliste, elle utilise toute opportunité pour bien vivre avec les Etats-Unis tout en prenant grand soin de ne pas tomber sous sa coupe. Si elle s’intéresse à l’Union européenne, notamment en favorisant le lobbying de ses entreprises à Bruxelles, elle s’intéresse bien davantage aujourd’hui à chacun des principaux pays de l’Union dont elle s’ingénie à tirer le meilleur parti et vivrait donc très bien avec une Europe éclatée, qui lui offre un marché commode, accessible, déjà largement monétairement unifié et dépourvu de règles protectionnistes.
NB. Le World Economic Forum (Davos) a fait élaborer par des experts européens, américains et indiens des scénarios sur les relations entre les grands marchés mondiaux du futur .
L’Inde n’envisage pas de scénario économique alternatif à son objectif décrit par une équipe de prévisionnistes indiens : devenir en 2050 le 3e plus puissant pays du monde après la Chine et les États-Unis. Elle ne se compare pas, en effet, à l’Europe économique, qu’elle considère comme une chimère et qui la reléguerait à un rang inférieur. L’affaire Arcelor-Mittal est symbolique : le « camp indien » a réussi parce qu’il a divisé « l’adversaire » composite, en s’adressant séparément au Luxembourg, où Arcelor a son siège (« vous qui êtes la première place financière européenne, nous déplacerons les avoirs indiens de Londres en cas de succès de l’opération ») et à Paris (jouant ceux qu’intéressent le marché indien – Airbus, PPR…- et ceux qui, groupés sous le vocable de « clan de l’École des mines, n’auraient qu’une médiocre ouverture sur le monde en évolution ; jouant entre banques – BNP pour Arcelor, Société Générale pour Mittal). La presse indienne exulte : « un groupe indien » arrache Arcelor , alors que l’intéressé lui-même avait un temps insisté sur son ancrage européen. Là où l’on ne voit que le triomphe de l’économie libérale (« ce sont les actionnaires qui décident »), il faut surtout voir une marque de l’efficacité politique de l’Inde, notamment par des interventions menées systématiquement depuis plusieurs mois au niveau ministériel. Les sociétés indiennes sont à la fois plus puissantes et plus présentes en Europe que ne le sont leurs homologues chinoises. Le réseau de la diaspora indienne , moins connu que le réseau chinois, est très actif, notamment à Bruxelles.
On note que les diasporas indienne et pakistanaise en Allemagne, importantes, sont de meilleure qualité que celles qui se trouvent en France. Les entreprises indiennes rachètent surtout en Allemagne, notamment de grosses PME. Une Chambre de commerce euro-indienne a vu le jour en 2005.
Si pour les Occidentaux, l’Inde est devenu le seul pays capable de faire contrepoids à la Chine, le marché européen est nécessaire à l’Inde pour rééquilibrer la dépendance, devenue excessive, de son commerce avec les Etats-Unis (75 %). Mais l’attitude de l’Inde –comme de la Chine semble-t-il – est celle d’un empire rendant visite à de petits royaumes.
L’Inde est plus présente en Amérique latine (où elle est reçue comme l’antidote au « prédateur » chinois) et en Afrique que ne l’est la Chine. Par ailleurs, la composante musulmane de l’Inde lui permet une certaine familiarité ave les pays du Moyen-Orient et du Golfe, ce qui est un avantage vis-à-vis des pays africains, qui se tournent de plus en plus vers cette partie du monde. Cependant l’Europe reste plus importante pour l’Inde que l’Afrique. En réalité, si la Chine est plus visible que l’Inde dans le monde, c’est parce qu’elle intervient d’une manière macro-économique et étatique, alors que l’Inde opère selon un mode, plus discret, micro-économique, avec des acteurs privés.
L’Inde est en faveur d’un monde multipolaire au sens américain du terme : un pôle puissant capable d’agglomérer des pays de moindre envergure grâce à des liens d’allégeance.
Aujourd’hui, la Chine, les États-Unis et l’Inde (le monde tripolaire) ont le sentiment que l’on peut influer sur la trajectoire européenne parce qu’il « n’y a plus de pilote dans l’avion ».
On peut néanmoins se poser la question de la solidité du système démocratique indien et par conséquent de la durabilité du « miracle indien ». Si le rattrapage économique de l’Inde met l’Europe à l’aise à l’égard de la Chine, un accident pourrait le remettre en cause, notamment du fait de la double coexistence de deux Indes, la « Shining India » et celle de la paysannerie misérable et celle des hindouistes et des musulmans. Combien de temps cette situation pourrait-elle durer ?
En fait, les risques de rupture sont limités pour l’une et l’autre des deux sociétés hindouistes, car elles sont toutes deux conduites par des responsables de la caste des brahmanes. Quant à l’antagonisme religieux, la cause première des incidents qui opposent les deux communautés tient principalement aux dysfonctionnements du système socio-économique. Par contre, le véritable risque réside dans l’animosité indo-pakistanaise.
En effet, la menace qui plane sur l’ensemble de l’Asie du Sud est celle d’un affrontement entre hindous et musulmans. Regroupés, (Pakistan, Bangladesh et les quelques 150 millions de musulmans de l’Inde) ceux-ci comptent 450 millions d’individus. De plus, du fait de la natalité et des conversions, ce groupe croît plus rapidement que celui des Hindous. Par contre, les tensions internes (maoïstes) ne mettent pas l’Inde en danger. Le gouvernement de Delhi peut les régler à tout moment. Mais, si, par hypothèse, un État tamoul était mis en place au Sri Lanka et parvenait à en susciter un sur la rive indienne, là, il y aurait danger d’éclatement partiel. Mais les circonstances sont loin d’être réunies pour que ce risque survienne.
Jean-Joseph Boillot, Asie 21-Futuribles
21:45 Publié dans Asie du Sud | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, inde, 2020, boillot
vendredi, 30 juin 2006
EU enlargement and India (en anglais)
Europe after Enlargement
Economic challenges for EU and India
Published by Academic Foundation, New Delhi 2006
http://www.academicfoundation.com/
Hard Bound Book : Pages : 176
2006 Edition : ISBN - 81-7188-509-8
Price : Rs. 495.00; US $ 39.95

Europe is changing and reinventing itself. The enlargement of the European Union to 25 members in May 2004, and even more in the future, will not change so much the global weight of Europe in the world economy as its economic geography. The entry of the Central and Eastern European countries marks in particular the culmination of an intense process of economic integration which widens the production cost matrix within which European firms are operating, while also expanding the EU market. This constitutes a formidable new order not only for all the European companies, but also for those that wish to establish themselves in Europe or those that have to face competition from firms operating within a Greater Europe. This is in particular the case of India for which Europe remains her largest trading partner and a major technology supplier. Hence a special chapter on this case study.
About the Author
Jean-Joseph Boillot is Professor of Social Sciences, and holds a Ph.D. in Development Economics. His dissertation was on India's economic development since Independence. From 1990, he has been Economic Advisor with the French Ministry of Finance on the main challenging regions of the world: Eastern Europe, Russia and CIS, East Asia and again Eastern Europe for the last EU enlargement negotiations. In 2003, he joined the French Treasury as Financial Advisor for India and South Asia, based in New Delhi. He is author of more than 20 books and of many articles on various fields of economics, particularly International and Development Econo-mics, and on India and China. He is member of the Editorial Committee of the Monthly Alternatives Economiques, the EuroIndia Center and Confronta-tion Europe. He is married and has two daughters.
09:00 Publié dans Asie du Sud | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EU, India, Boillot, Asia, economy, prospective
L'économie de l'Inde (présentation en français)
L'économie de l'Inde
Pauvreté de masse d'un côté, essor de grands centres tertiaires à vocation mondiale de l'autre, ces deux réalités de l'Inde moderne coexistent au sein d'un même ensemble de taille continentale. Aujourd'hui en pleine transformation et déjà quatrième PIB mondial en parité de pouvoir d'achat, sa population a franchi le cap du milliard d'habitants en 2000 et devrait dépasser la population chinoise d'ici 2030. Dans un pays longtemps fermé aux échanges mondiaux, la crise des paiements de 1991 a accentué le tournant de sa stratégie de développement.
L'accélération de la croissance autour de 6%-7% par an et l'ouverture économique vont-elles se traduire par l'émergence d'une nouvelle super puissance aux côtés de la Chine? Et quel sera l'impact du décollage indien à un moment clé de la mondialisation des services pour lesquels ce pays dispose d'avantages comparatifs avérés et d'une main-d'oeuvre qualifiée abondante? Mais l'Inde doit aussi faire face à ses défis internes, en particulier ceux de la pauvreté et d'une soutenabilité environnementale déjà critique dans toutes les grandes villes du pays
L'auteur
Jean-Joseph Boillot est professeur agrégé de sciences sociales. II a commencé ses travaux sur l'Inde au début des années 1980 comme chercheur associé au CEPII (Centre d'études prospectives et d'informations internationales) et a notamment été conseiller financier pour la Direction du Trésor à New Delhi entre 2003 et 2005.
L'ouvrage
L'économie de l'Inde
ISBN 2-7071-4750-8
120 Pages
Prix 8.50€
Collection Repères
Édition La Découverte
08:40 Publié dans Asie du Sud | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, inde, asie, boillot, prospective

