jeudi, 13 décembre 2007

La 3e visite de Hu Jintao en Afrique début 2007

Rémi Perelman, Asie21-Futuribles, février 2007

Du 30 janvier au 10 février 2007, le président chinois, Hu Jintao, a consacré douze jours à sa troisième tournée sur le continent africain (Cameroun, Liberia, Soudan, Zambie, Namibie, Afrique du Sud, Mozambique et Seychelles) depuis son arrivée au pouvoir en 2003. Ce déplacement s’est inscrit dans la mise en application des accords signés dans le cadre du « Plan Afrique » établi lors du Forum de coopération sino-africain de novembre 2006, la plus importante réunion diplomatique jamais réalisée en Chine.


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lundi, 10 décembre 2007

La politique de défense et les armes chinoises

Exposé d’Édouard VALENSI
Asie21, 13 février 2007


Avertissement
La présente note expose, de manière ordonnée, la synthèse des faits et des déclarations des gouvernements chinois et américains, essentiellement recueillis sur Internet, sans qu’aucun jugement ne soit porté sur leurs politiques extérieures (notamment au sujet de Taiwan), même si la perception négative que ces deux puissances peuvent avoir de leur vis-à-vis est évoquée. Enfin, à aucun moment ce travail ne fait état ou ne s’est inspirée de positions officielles françaises, passées ou présentes.

Plan

1. Un risque de conflit ouvert entre la Chine et les États-Unis
2. La Chine ne dispose pas des armements d’une grande puissance
3. L’industrie de défense : du passé faisons table rase. Modernisons !
4. Les forces nucléaires et la doctrine nucléaire chinoises

lundi, 14 mai 2007

Le caoutchouc pousse la Chine au Laos

Une Chine aux besoins croissants en caoutchouc, plante massivement l’hévéa au Laos
Rémi Perelman, Asie21,
mai 2007

Après la Birmanie et le Cambodge, le Laos, jusqu’ici principalement sous influence thaïlandaise, serait en train de passer sous domination du « Grand frère » via la substitution de l’hévéa
 à la forêt primaire, avec sa faune et sa flore, incendiée avant défrichage ;
 aux cultures vivrières (80 % des Laotiens vivent en autosubsistance) ;
 et, il est vrai, à celle du pavot, ce qui fournit au gouvernement de Vientiane un argument imparable pour appuyer le mouvement.

Dans la province de Bokéo, les sociétés chinoises, au nombre de 27 ont déjà planté 14 000 ha d’hévéas sur les 200 000 prévus en 2010. Elles fournissent tout ce qui est nécessaire (jeunes pousses, engrais, savoir-faire…), construisent les infrastructures voulues ainsi que les usines de traitement du latex, ouvrent des banques de crédit rural. En échange, elles détiennent 40 à 80 % de la récolte pendant trente ans.
Elles encadrent les paysans en procédant par l’intimidation et la menace à l’encontre des récalcitrants qui ne veulent pas sacrifier à l’hévéa les cultures qui les font vivre. «Si on refuse, le gouvernement local a dit qu'il donnerait notre terre à d'autres planteurs venus d'ailleurs ». En cas de «mauvaise gestion» des plantations, des amendes seront imposées aux agriculteurs, voire l'éviction pure et simple. Les sociétés chinoises ont les mains libres à cet égard, car les contrats ne sont pas passés avec les utilisateurs du sol (trop arriérés pour comprendre ce qu’est l’intérêt national) mais avec les autorités locales, gouverneurs et chefs de village, acquises à la politique de plantation.
En 2006, un millier d'agriculteurs de la province de Champassak ont été expulsés de leurs terres pour avoir refusé de couper leurs arbres fruitiers pour laisser place à l'hévéa. «La monoculture imposée est la marque de ce qu'on peut appeler une forme de colonisation moderne de la part de la Chine. Cela compromet tous nos efforts pour un développement durable et diversifié» déplorent les ONG qui travaillent au Laos.

Source : Libération, 22 mai 2007.

jeudi, 15 mars 2007

"La Chine vers la superpuissance"

Exposé de Michel AGLIETTA,
introduit par Jean Joseph Boillot, Asie21
Notes de séance, 13 mars 2007

Michel Aglietta, professeur de sciences économiques à l’université de Paris X Nanterre et consultant du Groupe Groupama-AM, vient de faire paraître, en collaboration avec Yves Landry, un ouvrage consacré à « La Chine, vers la superpuissance » chez Economica. Il l’a présenté au groupe de prospective sur l’Asie de Futuribles, Asie21.

Ci-dessous, un bref résumé de cette présentation.

Quelle est, à l’échelle mondiale, la viabilité du modèle économique chinois, fondé sur une forte extraversion (exportations + accueil des investissements directs étrangers), une forte présence de l’Etat dans l’économie, et la primauté des intérêts nationaux ?
Il n’y a pas de régulateur automatique de l’insertion de ce modèle dans l’économie mondiale, sauf si la Chine entre dans des organismes internationaux de régulation, ce qui ne semble pas être un objectif de sa politique actuelle.

La Chine se caractérise par une interaction constante de l’Etat et de l’économie. L’ouverture économique initiée par Deng Xiaoping ne s’est pas accompagnée d’un big bang libéral, de privatisations accélérées, tels que certains pays d’Europe centrale les ont connus.
L’adaptation du PCC à l’ouverture économique a renouvelé sa légitimité et l’admission d’intellectuels, de cadres et de chefs d’entreprises au sein du PCC conduisent à un gouvernement de lettrés, dans la tradition chinoise.

Trois phases de réforme se sont succédées.
1979-1985 : autonomie de gestion et réforme du système des prix
1994-2005 : Développement industriel extraverti
2006 : 11ème plan : redéploiement de la croissance vers le marché intérieur et « l’harmonie » sociale.

Les quatre caractéristiques de ces réformes
1 – l’expérimentation, dans l’agriculture, les zones économiques spéciales, les diverses formes de propriété, (publique, communautaire, privée)
2 – l’introduction progressive de la responsabilité dans les entreprises, par la libéralisation des prix, les changements dans les modes de gouvernance ….
3 – un échec : la réforme du système bancaire, (explosion du crédit et des créances douteuses, inflation de 30% en 1988)
4 – un second échec : la dislocation de la protection sociale naguère assurée par l’entreprise publique.
La crise politique de 1989, Tian Anmen, suspend les réformes jusqu’en 1992.
La réforme se poursuit : discipline budgétaire et financière, développement industriel vers l’exportation, décollage des IDE, montée en gamme ; productivité en hausse ; croissance des services ; baisse de l’inflation après la dévaluation de 1994.

La Chine devient le pays-pivot de l’intégration asiatique, le laboratoire de la transformation du reste de l’Asie. Le Japon se spécialise dans les biens d’équipement, Singapour dans la finance, l’Australie dans les matières premières, le sud-est asiatique dans la sous-traitance.

Baisse des termes de l’échange : importations chinoises d’équipement de hautes valeur, exportations chinoises de produits majoritairement à bas prix. Le taux de change réel effectif suit cette baisse des termes de l’échange. (Le yen japonais est bien plus sous évalué que le yuan chinois)

Actuellement seuls les services créent de l’emploi.
Les inégalités de revenus s’accroissent, les écarts de croissance ville-campagne aussi,

Le redéploiement de la croissance (11ème plan)
Marché intérieur facteur de croissance : suppression de l’inégalité fiscale entre les entreprises domestiques naguère plus imposées et les entreprises étrangères
Croissance plus productive, plus économe en énergie et matières premières, plus soucieuse de l’environnement
Réglementation et contrôle des banques plus stricts, (respects des ratios internationaux, meilleure gestion du risque.) Mais le retard à combler reste important
Développement tardif de la protection sociale assumée désormais par l’Etat, (fonds de sécurité sociale, retraite par capitalisation),
Restauration des services publics de base, (santé, éducation).
Redistribution fiscale vers les provinces de l’intérieur et le monde rural, individualisation de la propriété.
Manque encore un marché obligataire national

Un système monétaire asiatique est urgent pour faire face à la crise prévisible du dollar. Une Banque des règlements asiatiques pourrait précéder un Fonds monétaire asiatique avec une unité de compte calculée sur un panier de monnaies asiatiques maintenant entre elles des parités stables sinon fixes. C’est une condition d’une meilleure intégration des économies de l’Asie orientale.

*****
L’ouvrage présente notamment, dans son chapitre 4 (le changement de régime monétaire)
 un « débat sur le yuan : faux et vrais arguments (soi-disant concurrence déloyale, l’appréciation tendancielle du change avec le développement,l’intérêt d’une politique monétaire plus autonome)
 l’incertitude de l’estimation du taux réel d’équilibre (approche financière, macroéconomique)
 un régime de change intermédiaire pour une politique monétaire de régulation de la demande interne
Le chapitre 5 est consacré à « la Chine dans le système monétaire international.

mardi, 13 février 2007

Chine-Afrique, quelques rappels

Rémi Perelman, Asie21, 13/02/2007

Plan

I - Chronologie des visites récentes de responsables chinois en Afrique (janvier2006- février 2007)
II - Le site Chinafrique : la Toile se fait l’écho des relations sino-africaines (www.afrik.com/, 12 août 2005)
III - Cinq pays africains ont des relations diplomatiques avec Taipei, dont le Burkina Faso
IV – Consistance des relations entre la Chine populaire et les pays africains

La coopération technique
Les échanges économiques sino-africains (pétrole dans la région du Golfe de Guinée, fer et cuivre, bois …
La Chine au Soudan, en Zambie, au Libéria…


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samedi, 09 décembre 2006

La Chine à l'horizon 2020,

La Chine impressionne par la rapidité de sa croissance économique d'autant plus qu'il s'agit d'un pays officiellement communiste. Selon les points de vue, sa montée en puissance est attendue ou redoutée. Les dirigeants chinois ont arrêté leurs objectifs pour 2020. Les atteindront-ils ? C’est le sujet de la première partie du livre, La Chine à l’horizon 2020 selon les Chinois. La Chine est un acteur majeur dans sa région. Ses alliances et rapports de force avec son voisinage (Japon, Asie centrale, du sud-est et du sud, Russie…) constituent la seconde partie du livre, La Chine dans sa région à l’horizon 2020.

La géopolitique mondiale et les grands équilibres économiques dépendent largement de l’avenir de la Chine, tout comme la condition professionnelle et salariale de chaque Européen. En percevoir les grands traits analysés dans cet ouvrage devrait permettre aux chefs d'entreprise, aux responsables politiques et aux citoyens responsables de mieux comprendre, anticiper et réagir correctement à ce qui est devenu un défi inéluctable.

Les auteurs sont membres d’Asie 21 : Anne ANDROUAIS, Jean-Raphaël CHAPONNIERE, Philippe DELALANDE, Pierre GENTELLE, Patrick HEBERT, Michel JAN, Alain LAMBALLE, Rémi PERELMAN, Jean PERRIN, François RAILLON. Ils ont été heureux d'accueillir les contributions de Henri EYRAUD et de ZHANG Lun.

ASIE 21 est un Groupe spécialisé de futuribles INTERNATIONAL, Centre indépendant d'étude et de réflexion prospective. L'expérience de l’Asie, acquise par ses membres dans le cadre de la recherche, de la défense, de la diplomatie ou des affaires, apporte à leurs propos une grande ouverture tandis que la diversité de leurs approches offrent au lecteur la matière d’une réflexion stimulante.

TABLE DES MATIERES

Préface (Hugues de Jouvenel)

Première partie: La Chine à l’horizon 2020 selon les Chinois
Chapitre 1 : L’avenir de la Chine à l’épreuve des défis (Zhang Lu)
Chapitre 2 : La montée en puissance pacifique de la Chine (Michel Jan)
Chapitre 3 : Maintenir le parti unique (Philippe Delalande)
Chapitre 4 : Quadrupler le PNB d’ici 2020 (Jean-Raphaël Chaponnière)
Chapitre 5 : La fierté retrouvée d’être chinois (Pierre Gentelle)

Deuxième partie: La Chine dans sa région à l’horizon 2020
Chapitre 6 : Une intégration régionale, de fait, autour de la Chine (Patrick Hébert)
Chapitre 7 : La Chine et l’ASEAN en 2020 (François Raillon)
Chapitre 8 : La Chine et ses voisins d’Asie centrale à l’horizon 2020 (Jean Perrin)
Chapitre 9 : Les relations économiques entre le Japon et la Chine (Anne Androuais)
Chapitre 10 : Relations entre la Chine et l’Asie du sud en 2020 (Alain Lamball)e
Chapitre 11 : L’Asie orientale se rassemble pour prendre sa place dans le monde (Rémi Perelman)

Conclusion : Quatre questions pour 2020 (Henri Eyraud)

Lire la synthèse du livre

jeudi, 07 décembre 2006

Chine-ASEAN: le 15e anniversaire des relations

Coïncidant avec le 15e anniversaire de l’établissement du dialogue Chine-ASEAN , le 10e Sommet Chine-ASEAN s’est tenu à Nanning , le 30 octobre 2006, avec, en parallèle, la 3e exposition Chine-ASEAN et la 3e édition du Sommet d'affaires et d'investissement Chine-ASEAN. Pour faire bonne mesure, 2006 était « L’Année d’amitié et de coopération entre la Chine et l’ASEAN ».

Les dispositions prises lors de ce sommet visent à renforcer la coopération dans quatre domaines : politique et sécurité, économie, culture et société, coopération régionale et internationale . Ces célébrations, qui précèdent de peu les sommets de Cebu aux Philippines , offrent l’occasion d’un examen de leurs relations.

Le futur marché commun qui se profile au cours de la décennie à venir, le China-ASEAN Free Trade Agreement (CAFTA) a, en raison de son gigantisme démographique , appelé d’innombrables commentaires. Il n’est pas inutile, pour cette raison, d’en présenter les grandes lignes dans le premier chapitre de cet article.

Par ailleurs, si, en raison de son gigantisme démographique , ce futur marché commun qui se profile au cours de la décennie à venir a appelé d’innombrables commentaires, sa signification politique, voire géopolitique ne doit pas être sous-estimée. C’est l’objet du second chapitre.

Rémi Perelman, membre d'Asie 21

Lire le texte d'analyse complet

jeudi, 30 novembre 2006

"Inde-Chine : les difficultés d'une coopération", un article d'Alain Lamballe

Alain Lamballe, membre du groupe Asie 21, publie dans le numéro de novembre 2006 de la revue Défense nationale un article intitulé "Inde-Chine : les difficultés d'une coopération".

jeudi, 05 octobre 2006

Internet en Chine et en Asie

Nous avions déja sur ce blog parlé de l'importance de l'internet asiatique dans cette note.
Aujourd'hui, Rémi Perelman nous livre une analyse approfondie des derniers développements sur ce sujet et essentiellement sur la Chine, dans le document accessible ci-dessous. Après avoir donné quelques-uns des chiffres essentiels sur l'internet en Asie (les 123 millions d'utilisateurs chinois, par exemple), rémi s'interroge essentiellement sur "les deux faces faces de l'internet en Chine : expression et répression".
En effet, si internet est un formidable moyen d'expression, il ne prive pas pour autant un régime autoritaire qui s'en donnerait les moyens d'outils et de voies pour assurer une "police de l'internet" plus efficace que ne l'imaginait les hérauts d'un internet par essence démocratique et libérateur. Les déboires récents de Google en Chine le montre bien.

Soulignons quelques éléments marquants :
- La Chine a fait le pari de lancer dès aujourd'hui un réseau d'essai à la nouvelle norme IPv6, ce qu'elle est la première au monde à faire.
- L'essor des jeux en ligne est impressionnant en Chine. Rémi cite en particulier Shanda, qui revendique 170 millions de joueurs enregistrés !
- Rémi souligne les moyens énormes déployés par le régime chinois pour faire en quelque sorte de plus en plus de l'internet en Chine un intranet, fortement isolé du reste de la toile planétaire, ce qui contredit également nombre de prophéties angélistes sur le rôle d'internet.
- Parmi ces moyens, l'installation d'une "cyberbrigade" forte semble-t-il de 30 000 agents montre à quel point le régime chinois prend ce sujet au sérieux.

Selon Rémi, "Le fait majeur pourrait bien être la transformation de l'Internet chinois en véritable intranet pouvant devenir un modèle pour tous les pays, notamment ses voisins, soucieux de se mettre à l'abri des tendances "délétères" qui courent dans le reste du monde :
"La Chine est en train de défier l’opinion répandue selon laquelle l’Internet est l’instrument irrépressible de la démocratisation. Ceci étant, arme à double tranchant, il contribue au développement général du pays et peut en améliorer la gouvernance tout autant que renforcer l’enfermement mental de la population. Il faudra attendre pour voir se lever cette lourde incertitude." "

Geoffrey Delcroix, Asie 21, Futuribles

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vendredi, 21 juillet 2006

Un scénario pour la Chine jusqu'en 2100, "vaincre sans combattre ?"

Pierre Gentelle, membre d'Asie 21, publie dans le numéro 7 de la revue "Monde Chinois" un article intitulé :
Un scénario pour la Chine jusqu'en 2100, "vaincre sans combattre ?" (pp : 7 à 19)

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