« 2007-05 | Page d'accueil

dimanche, 16 décembre 2007

Iran : les étudiants font de la résistance

Patrick Dombrowsky, Asie21, 15/12/2007

Beaucoup d’évènements forts de l’histoire politique moderne de l’Iran ont débuté sur les campus universitaires. C’est pourquoi l’agitation récurrente qui pousse les étudiants à manifester de façon quasi permanente depuis la rentrée d’octobre 2007 ne peut pas laisser indifférent. Initialement dirigés contre le Président Ahmanidejad, traité de “dictateur”, les cris et les slogans se multiplient désormais à l’encontre du régime lui-même et de sa politique, y compris contre la continuation des programmes nucléaires. Le 4 décembre dernier, ils étaient plusieurs centaines à manifester dans les principales villes iraniennes, poussant les forces de police à de nombreuses arrestations. Pour l’heure, rien n’indique que ces dernières auront un effet dissuasif.

Turkménistan : l’autoritarisme renouvelé

Patrick Dombrowsky, Asie21, 15/12/2007

Peut-être n’aura-t-il fallu qu’un peu moins d’un an au Président Berdymukhammedov pour renouer avec les réflexes autoritaires de son prédécesseur.
En annonçant, le 30 novembre 2007, que toutes les paraboles satellitaires individuelles allaient être retirées des balcons et des rebords de fenêtres, au profit d’une parabole collective par immeuble, il semble diriger son pays vers une nouvelle ère de contrôle étatique de l’information. Les premiers mois de cet ancien dentiste, membre terne et discret de l’entourage du flamboyant et imprévisible autocrate Nyazov, avaient pourtant semblé aller vers une libéralisation progressive d’un des États les plus fermés au monde.
Peut-être cette annonce n’est-elle qu’une concession provisoire aux tenants d’une ligne dure.
Il n’en reste pas moins qu’elle a terni l’image réformatrice du Président auprès d’une population qui, après avoir goûté au foisonnement des chaînes satellitaires, pourrait manifester plus fortement que par le passé son mécontentement. Ce qui ne pourrait qu’amener à un nouvel enfermement autarcique d’un pays pourtant courtisé pour ses ressources en hydrocarbures.

jeudi, 13 décembre 2007

Thaïlande : relations de voisinage, Inde et Indonésie

Note d'actualité
Rémi Perelman,
27/08/07

Inde
Les milieux d’affaires des deux pays font pression pour accélérer les pourparlers en vue d’un accord de libre-échange étendu entre l’Inde et la Thaïlande. Le commerce bilatéral a atteint 3,4 MM$ en 2006 et devrait s’élever à 4 MM£ en 2007 et à 10 MM$ par an en 2010.
La réduction des produits exclus de l’accord reste l’obstacle à franchir, 489 pour l’Inde, 212 pour la Thaïlande. L’accord ne devrait pas se limiter aux produits mais également aux services, à l’investissement (les capitaux indiens sont souhaités dans les secteurs des technologies de l’information et de la pharmacie, tandis que 830 M$ thaïlandais sont investis en Inde : industrie alimentaire, hôtellerie et tourisme, construction et équipement électrique, télécommunications, transport) et à la coopération (sujets évoqué par les chambres de commerce thaïlandaises : agronomie et biotechnologie, énergies renouvelables , informatique en milieu rural, tourisme).
L’accord envisagé permet à l’Inde d’entrevoir la possibilité de rentrer dans le groupe des pays de l’ASEAN , un marché de 540 millions de consommateurs dotés d’un pouvoir d’achat en hausse. La communauté indienne d’origine thaïlandaise, forte de 100 000 personnes est appelée à renforcer les liens entre les deux pays. La Thaïlande tente de rééquilibrer les échanges avec ses deux puissants voisins : le commerce avec la Chine est encore huit fois supérieur à ce qu’il est avec l’Inde et de tirer parti de la puissance récente de l’économie indienne (+8 % par an).

Indonésie
Selon le premier ministre thaïlandais (musulman), le renforcement des liens entre les sociétés civiles thaïlandaises et indonésiennes sont non seulement appropriées, mais nécessaires, notamment pour aider à résoudre la crise interreligieuse et politique que connaissent les provinces du sud.
Muhammadiyah, une organisation musulmane indonésienne , qui compte 35 millions de membres et gère un réseau d’écoles privées, pourrait être le partenaire de la Thaïlande, sans qu’un organisme homologue n’ait été cité.

Thaïlande, une économie peu sensible à la politique

Note d’actualité
Rémi Perelman, Asie21
, 28/06/2007


10 ans après la crise. Le 2 juillet 1997, la crise financière asiatique éclate en Thaïlande. Quel bilan, dix ans après ? La pauvreté a reculé, le pays est plus riche et mieux intégré dans l’économie mondiale tout en étant mieux protégé contre les aléas économiques extérieurs. La raison : force des exportations (notamment vers la Chine) et de la consommation intérieure.
Des faiblesses persistent : par manque d’investissement privé domestique, la spécialisation des structures de production reste insuffisante, la compétitivité souffre d’un défaut d’innovation (bas niveau de la main d’œuvre) et de la médiocrité des infrastructures publiques, les inégalités de revenus restent encore trop élevées. Le système financier doit se structurer pour devenir le moteur d’une croissance forte et soutenue.

Texte complet

L’énergie nucléaire se profile en Asie du Sud-Est

Rémi Perelman, Asie21, 06/09/07

La demande d’électricité augmente chaque année en Asie (15 % en Chine et au Vietnam). D’ici à 2020, un programme massif de construction de centrales de production d’électricité va être engagé en Asie. Aussi, l’ASEAN prévoit-elle une série de réunions à huis clos sur la sécurité nucléaire. Lors de leur 25e Conférence organisée fin août 2007 à Singapour, les ministres de l'énergie de l’organisation ont approuvé le principe d’un Accord de création d'un réseau de sécurité nucléaire qui devrait être signé lors de la prochaine conférence prévue en 2009 à Bangkok. Le Japon encourage l'ASEAN à exploiter cette source d'énergie et est prêt à partager ses expériences. Un mémorandum sur la coopération dans la transmission de l'électricité devrait être signé dans le cadre de l’ASEAN+3. Plusieurs pays membres, Indonésie, Thaïlande, Vietnam, Malaisie…poursuivent leurs programmes d'énergie nucléaire.

Texte complet

L’ASEAN : 40 ans

Rémi Perelman, Asie21, 06/09/07,

Mise en place en 1967 pour créer un barrage au danger communiste en Asie, l’ASEAN, a été critiquée pour sa relative inconsistance : tout au mieux, un lieu de dialogue en vue de dégager des consensus mous. Ce jugement assez général est cependant sévère si l’on considère son action dans le détail. Mais là n’est pas le propos.
Un fait en particulier semble montrer que des changements vont intervenir et amorcer une phase de maturation de l’organisation : l’adoption prochaine d’une Charte, similaire à l’établissement d’une Constitution pour un pays.

Texte complet

La 3e visite de Hu Jintao en Afrique début 2007

Rémi Perelman, Asie21-Futuribles, février 2007

Du 30 janvier au 10 février 2007, le président chinois, Hu Jintao, a consacré douze jours à sa troisième tournée sur le continent africain (Cameroun, Liberia, Soudan, Zambie, Namibie, Afrique du Sud, Mozambique et Seychelles) depuis son arrivée au pouvoir en 2003. Ce déplacement s’est inscrit dans la mise en application des accords signés dans le cadre du « Plan Afrique » établi lors du Forum de coopération sino-africain de novembre 2006, la plus importante réunion diplomatique jamais réalisée en Chine.


Texte complet

lundi, 10 décembre 2007

Chine-Inde, Dalian -Bangalore, le match informatique

par Pierre Gentelle, Asie21

Avertissement
Ce texte n’a jamais été soumis à un comité de lecture : trop de faits, trop d’idées pas développées, pas de synthèse avec prise de position définitive en trois mots sur un sujet complexe….

Le Dalian High Tech Park : Chinese Northeast to rival India's Bangalore as software industry hub 04/07/2004

La Chine est sans concurrent, on le devine, pour ce qui concerne les produits d’application et les produits intermédiaires répondant à la demande du marché chinois. Après tout, elle parle mieux chinois que les autres. Depuis 1991, elle a progressivement atteint l’excellence dans ce domaine. Mais elle ne peut en rester à ce niveau subalterne et doit innover. Pour cela, elle doit élever son niveau technique. Pour entrer sur le marché mondial, elle doit élargir son horizon, évaluer son propre développement selon les normes internationales et choisir la niche dans laquelle elle creusera son trou dans le cours de la mondialisation. La décision politique a été prise : tout ouvrir au reste du monde, pour pouvoir mieux entrer partout dans le monde là où ça vaut la peine.

Dalian, 6 millions d’habitants, est le débouché des provinces du Nord-Est et de la Mongolie intérieure chinoise. Le trafic portuaire est supérieur à 100 millions de tonnes. De surcroît Dalian a une activité très importante dans la construction navale pour les conteneurs de fort tonnage (plus de 300 000 tonnes). Outre la construction navale, Dalian a développé des compétences dans trois autres domaines principaux : pétro-chimie, IT électronique et logiciels, manufacture d’équipements avancés.
Le Dalian High Tech Park a été fondé en mars 1991 dans le cadre du programme de développement des nouvelles technologies Torch, et affiche un fort dynamisme, avec 1 700 entreprises, spécialisées dans divers domaines dont logiciels, matériaux, photonique, communication optique, etc. Le Dalian Software Park, dédié à l’industrie du logiciel, est particulièrement important. Le parc accueille 170 entreprises, parmi lesquelles un tiers sont internationales. Il fait partie des cinq « National Software Export Base » chinoises. La stratégie du parc est basée sur le développement d’applications, le logiciel embarqué, et les services, en bonne partie pour des sociétés étrangères. À côté de ces « parcs » se trouvent les campus des universités de Dalian, qui forment 3 000 diplômés en IT par an, en particulier NEU, North-East University. Le Neusoft Institute of Technology, qui en est issu, accueille 7 000 personnes.

Dalian a décidé de dédier un des plus beaux paysages dans les collines de la côte méridionale de la péninsule du Liaodong, longue de 130 km, à l’établissement d’une ville tout en longueur, qui sera achevée en 2008. Elle sera réservée aux technologies de l’information et destinée à produire pour l’exportation. 300 000 ingénieurs et techniciens, jeunes et de haut niveau y seront regroupés (PG : la Corse ne fait que 240 000 habitants, y compris les nationalistes de 0 à 77 ans, les bergers, les retraités, les bedeaux, quelques nouveaux-nés maffieux, etc.). Il s’agit d’en faire un hub d’industries de logiciels comparable à celui de Bangalore en Inde. Dalian compte attirer un grand nombre de services informatiques dépendant de grandes multinationales.

Texte complet

La politique de défense et les armes chinoises

Exposé d’Édouard VALENSI
Asie21, 13 février 2007


Avertissement
La présente note expose, de manière ordonnée, la synthèse des faits et des déclarations des gouvernements chinois et américains, essentiellement recueillis sur Internet, sans qu’aucun jugement ne soit porté sur leurs politiques extérieures (notamment au sujet de Taiwan), même si la perception négative que ces deux puissances peuvent avoir de leur vis-à-vis est évoquée. Enfin, à aucun moment ce travail ne fait état ou ne s’est inspirée de positions officielles françaises, passées ou présentes.

Plan

1. Un risque de conflit ouvert entre la Chine et les États-Unis
2. La Chine ne dispose pas des armements d’une grande puissance
3. L’industrie de défense : du passé faisons table rase. Modernisons !
4. Les forces nucléaires et la doctrine nucléaire chinoises

Chine-Inde : le match informatique

Offshore : la Chine peut-elle détrôner l'Inde ?
Ayant longtemps fait la course en tête pour la fourniture de prestations informatiques offshore, l'Inde pourrait voir sa domination remise en cause à moyen terme, au profit de la Chine. Analyses et témoignages.

Jean-Joseph Boillot (Euro-India Economic & Business Group, Asie21) et Journal du Net , JDN

Plan
La Chine est en train de fabriquer des millions d’ingénieurs
La montée en compétences informatiques de la Chine représente-t-elle une menace pour l'Inde ?
Les entreprises françaises sont-elles prêtes à tenter l'aventure de l'offshore chinois ?
Pourquoi l'Inde reste-t-elle un terreau aussi fertile pour l'industrie IT ?
L'Inde, menacée, réagit à l'international
Les SSII indiennes de plus en plus amenées à s'implanter à l'étranger pour soutenir leur développement
La Chine emploie déjà 900 000 personnes dans le secteur IT
Inde ou Chine ? Deux experts répondent : Chafik Sabiry (Directeur division Offshore - EDS) et Manu Kaila (Vice-Président Rightshore - Capgemini France)
SSII indiennes et occidentales : le match des croissances
Satyam et Kpit : 2 SSII indiennes, 2 visions de l'offshore
Offshore : la Chine devant l'Inde en 2011
Quand l'Inde et la Chine unissent leurs forces pour dominer le marché mondial IT
L'Inde sur l'offshore, la Chine sur le développement de packages

Jean-Joseph Boillot (Euro-India Economic & Business Group, Asie21) répond aux questions de Dominique Filippone, du Journal du Net
1) Quels sont les principaux leviers culturels, économiques voire sociologiques qui ont permis à l’Inde d’acquérir une notoriété aussi importante en termes de nouvelles technologies ?
2) L’Inde et les acteurs informatiques indiens (SSII et éditeurs) doivent-ils craindre la montée en compétences de la Chine sur ce terrain ? Et en termes de coûts de formation, de recherche, et de savoir-faire ?
3) Quels facteurs pourraient bien décider les entreprises françaises à opter pour des prestations offshore chinoises plutôt qu’indiennes ? Est-ce une question de mois ou d’années ?

DOSSIER COMPLET

Toutes les notes