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samedi, 06 mars 2004

Une situation inédite dans les relations Chine-Japon, États-Unis

Chine-Japon : des relations plus amicales ; Japon-Etats-Unis : des relations moins intimes

Les faits.
Rapprochés, deux faits récents deviennent significatifs au regard d'une recomposition possible du paysage géopolitique de l'Asie orientale.
Le premier concerne les relations sino-japonaises. Les six derniers mois les ont vus se réchauffer comme jamais au cours de l'histoire moderne. Aux bruyantes manifestations d'hostilité à l'encontre des manifestations du nationalisme nippon (66e anniversaire du massacre de Nankin, visite rituelle du Premier ministre nippon au temple Yakasuni, déploiement des militaires japonais en Irak…) ont succédé des propos officiels neutres, voire bienveillants . Fin 2003, une série d'articles parus à Pékin dans différents périodiques influents ont exprimé la nécessité d'agir comme un "grand pays"(daguo), de donner de l'ampleur aux relations sino-japonaises et d'intégrer le rôle respectif des deux pays dans une vision du monde de demain. Par ailleurs, le Japon est devenu le premier investisseur de la Chine (sans même parler de l'aide au développement), son second fournisseur, juste après les Etats-Unis et son premier client, avant les Etats-Unis . Compte tenu l'évolution exceptionnelle des relations, l'établissement d'une zone de libre-échange entre la Chine, le Japon et la Corée du Sud a été évoquée , proposition impensable il y a cinq ans… S'il y a rapprochement, il n'y a pas (encore) association.

Le second se rapporte au très important accord pétrolier signé par le Japon et l'Iran, le 18 février 2004...

Une note de Rémi Perelman, Asie 21-Futuribles, 03/2004

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