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samedi, 15 juillet 2006
Les grandes chaînes de l’Himalaya cessent d’être une barrière
Les grandes chaînes de l’Himalaya, de l’Hindoukouch et du Karakoram, cessent d’être une barrière, car la Chine développe de manière magistrale ses voies de communication vers l’Asie du sud. De la même manière, l’Inde et le Pakistan déploient des efforts pour développer les leurs vers le nord, c’est à dire en direction du Xinjiang et du Tibet chinois.
Depuis 1986, une excellente route construite par les Chinois relie le Xinjiang aux Zones Nord du Pakistan. Elle connecte Kashgar, la ville historique ouïgoure à Sust, première agglomération pakistanaise, après avoir franchi le col frontalier de Khunjerab à environ 4.700 mètres. A l’exception de la période hivernale, elle est utilisée pour l’acheminement des passagers et des marchandises. Plus tard, la construction d’un tunnel pourrait permettre la circulation en toute saison. L’enneigement ne serait plus un obstacle.
Cet axe d’importance stratégique va être modernisé et élargi, il empruntera un nouveau tracé dans la région de Chilas afin de permettre l’édification d’un barrage hydroélectrique à Basha sur l’Indus. Par ailleurs, plus à l’ouest, le tunnel en cours de creusement sous le col de Lowari, à environ 3.000 mètres, permettra, pour la première fois, une liaison toute l’année entre Peshawar, la capitale de la Province Frontière du Nord-Ouest et Chitral. A partir de cette agglomération relativement proche de l’Afghanistan, la construction d’une nouvelle route est à l’étude pour rejoindre le Tadjikistan et la province chinoise du Xinjiang.
Trois points de franchissement sont utilisés entre la Chine et l’Inde...
Une note d'Alain Lamballe, Asie 21-Futuribles, 07/2006
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00:15 Publié dans Asie du Sud | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, chine, himalaya;lamballe

